Un peu d'histoire.....
La commune d'Ailly canton de Gaillon, était avant la révolution, une paroisse du diocèse d'Évreux doyenné de la Croix Saint Leufroy, vicomté de Pont de l'Arche, généralité de Rouen. On lui attribuait 152 feux, et son église est dédiée sous le vocable de Saint Médard.
La constitution de la paroisse est antérieure à 1022 puisque la donation faite au chapitre de Beauvais par Roger, évêque et comte de cette ville, mentionne l'église paroissiale et une autre église dédiée à la Sainte Vierge. Cette dernière ayant subsisté jusqu'à la révolution sous le nom de Chapelle de Notre Dame de Bon Secours.
A une époque très ancienne, bien avant 1395, on avait fait une retenue d'eau au lieu appelé le Bec ce qui permis de construire un moulin auquel les habitants de Ailly étaient tenus de faire moudre leurs grains.
Parmi les vassaux on remarque, outre les deux églises, la confrérie du Rosaire et enfin l'école. Celle-ci possédait une masure et une maison pour laquelle la soeur qui tenait l'école devait à l'église une rente de 2 livres. La pointe de l'église, à l'ouest, fut reconstruite en 1786. On répara le clocher en 1790 et une horloge y fut placée.
La propriété du Bec n'était pas un fief noble, mais une ferme importante à laquelle était attachée le moulin, un colombier et une maison presque toujours habitée par des gentilshommes. L'enclos du Bec était en 1534, divisé en plusieurs parcelles appartenant à divers propriétaires: par conséquent l'importance du domaine est postérieur à cette époque.
Au cours du 17ième siècle le fait le plus important est la fondation de la charité due à Thomas Bréalor, curé d'Ailly, et érigée le 12 novembre 1643, par Jean Delamarre, vicaire général de Monseigneur de Péricard, évêque d'Evreux.
La charité se composait de douze frères servants ayant à leur tête un prévôt, un échevin et un lieutenant élus chaque année le jour de la Saint Médar (8 juin). Le service durait quatre ans, et la confrérie se renouvelait par la sortie et l'entrée de 3 frères, chaque année.
Sur le premier registre des délibérations, à la date du 17 janvier 1790, l'Assemblée municipale d'Ailly demande que le tribunal auquel serait rattaché le village soit à Louviers plutôt qu'à Pont de l'Arche. Il fut fait droit à cette requête.
Dès 1795 ce sont les délégués du pouvoir parisien qui désignent les Maires et les membres des municipalités. Il faudra attendre près d'un siècle pour que les municipalités soient de nouveau librement désignées par les habitants.
Marie-Thérèse EDLINE - 2005